Le Phare d’un Grand Jardin

Données physiques et géographiques

Coordonnées géographiques : 48°40,201’N- 02°04,971’W (WGS 84)

Hauteur de la tour : 32.71 mètres

Feu : feu à deux éclats rouges toutes les 10 secondes

Optique : optique d’horizon de 0.35 mètre de focale, 2 lampes à led de 15 watts

Portée : 15 milles

Avec le phare de Rochebonne, il constitue l’alignement du chenal de la « Grande Porte » et avec le phare de la Balue l’alignement de la « Petite Porte ».Le phare est construit sur une roche dite du Grand Jardin à la côte marine (+7.30 mètres), son fût circulaire a un diamètre de 10.70 mètres à la base et 6 mètres au sommet ; l’entrée du phare se situe à la côte (+18 mètres). De bas en haut une cave, le vestibule (niveau de l’entrée), une première chambre, la cuisine avec placards en inox, une deuxième chambre, la salle de veille (décorée avec les signes du zodiaque) et enfin la lanterne avec le feu à la côte (24.46 mètres). Une éolienne est installée en 1978 pour permettre l’accumulation de l’énergie en batterie.

Premier phare, une construction record !

 

La construction initiale du phare du Grand Jardin remonte à 1865 et le premier allumage du feu à huile qui l’équipait alors est intervenu en 1868. En 1926, lors d’une première rénovation, le feu à huile est remplacé par la vapeur de pétrole. Sa construction a nécessité 809m3 de maçonnerie.

Construit à partir de 6.3 mètres au-dessous du niveau des hautes mers- ce qui constitue un record pour l’époque- sa hauteur atteignait 26.3 mètres.

Son coût s’est élevé à l’époque à 254’900 francs.

 

La Tragédie de 1905

Le 18 novembre 1905 eut lieu l’événement le plus tragique que connut le phare du Grand Jardin.

Par une visibilité nulle due à la neige et au vent, le vapeur Hilda en provenance de Southampton et à destination de Saint-Malo talonne dans la soirée sur les rochers des Courtils à quelques centaines de mètres du phare.

Les gardiens, pourtant très proches, ne voient et n’entendent rien : ni les feux de détresse, ni les sifflets, ni même l’explosion des machines.

Ils découvriront au petit matin, en même temps que le vapeur Ada, l’épave du Hilda et 6 rescapés agrippés dans la mâture. Les 125 autres occupants du navire avaient trouvé une mort terrible, balayés par une eau glacée

Détruit pendant la 2ème guerre mondiale

Le phare est détruit par les Allemands le 8 août 1944 au moyen de 400 kg de dynamite disposées dans la cave.

A marée basse on peut encore apercevoir les blocs de granit de ce premier phare.

Un feu provisoire est aménagé après-guerre à proximité de l’ancien. Il fonctionne jusqu’en 1950 en même temps que le feu de Rochebonne

Reconstruction et modernisation

Deuxième phare

Reconstruit à partir de mai 1947 sur des plans d’Henri Auffret sur les bases de son prédecesseur, les travaux de gros œuvres de reconstruction du phare se terminent le 20 avril 1949 et le feu définitivement au cours de l’été 1950. La source lumineuse est composée de deux feux à vapeur de pétrole situés au centre des deux optiques dont la rotation est assurée par un contrepoids qui doit être remonté toutes les deux heures.

En 1978 débute l’électrification du feu. Elle sera terminée en avril 1979

La puissance est de 90 watts pour le feu principal et de 40 watts pour celui de secours. Le phare est automatisé et les gardiens descendent définitivement le 7 juillet 1982. L’installation est télécontrôlée depuis la subdivision des phares et balises de Saint-Malo.

En 2014, les installations électriques sont modernisées avec notamment le passage aux lampes à led pour le feu principal et le feu de secours, en lieu et place des lampes halogènes, permettant de réduire nettement la consommation d’énergie.

Depuis le 3 octobre 2012 le phare du Grand Jardin est classé au titre des Monuments historiques.

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