Saint-Malo, une terre d’asile

Les surprises inattendues de l’Histoire

En me penchant sur l’Histoire de Saint-Malo , j’y ai fait cette étonnante découverte; 

Saviez-vous que Saint-Malo dès le XIIè siècle était un asile inviolable et une terre de franchise pour les criminels, les débiteurs insolvables et les proscrits politiques ?

 En effet, aucun homme qui s’y était réfugié ne pouvait y être arrêté pour ses crimes passés, tous y jouissaient d’une immunité complète, ce qui en attirait un grand nombre.

Lettre de franchise du roi Charles VI en 1395

« Tous hommes et femmes, de quelque nation qu’ils soient, qui se retirent en ladite ville de Saint-Mallo et requèrent et demandent la franchise d’icelle, jouissent de franchise et immunité en manière que, pour quelque homicide par eux commis hors laditte ville et mettes(limites) d’icelle, ils ne peuvent être prins, arrestés ny détenus »

Droit de franchise

Ce droit de franchise, limité d’abord à l’église et au monastère de Saint-Malo, fut étendu plus tard à la ville entière et enfin à toute la seigneurie épiscopale, c’est-à-dire, d’après certains historiens, jusqu’à la pointe de la Varde et au village du Minihic en Paramé.

Fin de la terre d’asile

Restreint en 1453 par le pape Nicolas V, à la seule enceinte des églises et autres lieux pieux, il fut complètement supprimé par une ordonnance du roi François Ier en 1539

Tiré de « Le département d’Ille et Vilaine » , Histoire, Archéologie, Monuments. T III. Par Paul Banéat,1973, éd revue par Henri Quéffelec.

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